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Formation et enseignement professionnels : El Hadi Khaldi investit dans le capital humain Version imprimable Suggérer par mail
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  La voie professionnelle propose un enseignement concret en relation avec l'entreprise et ses métiers. Cet enseignement de métier, est reconnu par l'entreprise qui y trouve la jeunesse qualifiée nécessaire à son activité. Il se modernise et s'adapte aux évolutions technologiques et économiques. Ce site peut en être le reflet, puisse-t-il en être le moteur. Les nombreuses conventions de partenariat passées avec les branches professionnelles (agriculture, bâtiment, travaux publics, mécanique, électricité, électronique, transports, etc...) montrent que cette formation jouit d'une véritable reconnaissance. On compte 81 conventions cadre et 2 833 conventions spécifiques au niveau local concrétisés par le secteur public et le secteur privé. Ce partenariat vise à intégrer des filières nouvelles dans la nomenclature des spécialités comme par exemple les métiers de l'eau, de l'environnement ou de la pêche, dont la demande est estimée à près de 30 000 emplois, le développement des métiers du bâtiment et la formation continue des travailleurs, des handicapés et de la population carcérale. À l'issue de la formation, les établissements publics et privés agréés délivrent des diplômes et/ou des attestations reconnus à l'échelle nationale et locale. Le développement de l'économie mondiale, l'entrée en vigueur de l'accord Union européenne-Algérie, les discussions en cours pour accélérer le processus d'adhésion à l'OMC et l'explosion des nouvelles technologies imposent à l'Algérie de mettre en place une série de réformes et de mise à niveau touchant l'ensemble des acteurs économiques : entreprises, institutions bancaires, organismes de formation et appareil juridique.

  Tous les décideurs sont conscients que l'investissement dans le capital humain constitue un enjeu principal et un facteur clé pour l'amélioration de la compétence et, par là, de la compétitivité de toute organisation. La ressource humaine en Algérie évolue fortement à la faveur de l'évolution du système politique, financier, économique et social. L'entreprise économique algérienne, quelle que soit sa forme juridique, confrontée à un contexte d'ouverture à la concurrence de l'intérieur comme de l'extérieur, devra nécessairement adapter son organisation, son processus de production et surtout sa gestion des ressources humaines. Sa pérennité dépendra fortement de sa capacité d'adaptation et de son vivier de compétences.

  Le but est d'acquérir des connaissances et du savoir-faire dans un domaine professionnel. Il permet, au sein d'un centre de formation et d'enseignement professionnels, de préparer le stagiaire à la vie active, voire à l'avenir.

  Le secteur de la formation professionnelle qui représente un "maillon indispensable" du système éducatif et de formation, accueille cette année quelques 450.000 stagiaires. Ce secteur qui doit s'investir dans la promotion du jeune, le former, le guider et susciter en lui la soif des connaissances et le désir d'aller toujours plus loin, toujours plus haut, est en réalité un maillon indispensable du système éducatif et de formation. Les métiers auxquels il prépare sont reconnus et permettent aux jeunes de réussir dans leur vie socioprofessionnelle, quel que soit le chemin qu'ils auront choisi.

  Le programme 2005-2009, qui s'inscrit dans une perspective d'augmentation et d'élargissement des capacités de formation et vise la réhabilitation des métiers de l'artisanat traditionnel, la revalorisation et le développement des autres métiers manuels et le développement des métiers des TIC, porte notamment sur la réalisation de 45.000 postes de formation, soit l'équivalent des 150 établissements de formation d'une capacité de 300 postes de formation (30 établissements par an), la réalisation de 117 internats de 120 lits chacun, soit une moyenne de 20 internats par an, l'aménagement et la réhabilitation de 300 établissements de formation, le désamiantage de 145 établissements, l'achèvement de 12 établissements de formation, l'équipement en mobilier scolaire de 200 établissements de formation, l'équipement technico-pédagogique de 1.250 sections de formation, soit l'équivalent de 45.000 postes de formation, la rénovation de 800 sections d'équipements technico-pédagogiques, l'équipement de 465 sections d'informatique, la réalisation de 49 logements de fonction, l'acquisition de 21 camions-citernes et de 1.800 climatiseurs pour les wilayas du grand Sud.

  Les autorisations de programme prévues pour la prise en charge du programme projeté totalisent 57,411 milliards de dinars pour la période 2005-2009. Pour ce faire, une enveloppe de 65,227 milliards de dinars en crédits de paiements est mobilisée pour la période 2005-2009.

Les chances de se former

  Le gouvernement incite les parents à encourager leurs enfants, qui présentent des aptitudes pour les métiers manuels, d'aller vers la formation professionnelle qui leur offre des chances de se former, apprendre, se mesurer, se jauger, pour mieux se connaître. Le ministre de la formation et de l'enseignement professionnels a donné des instructions fermes afin que tous les centres de formation professionnelle accueillent tous les jeunes demandeurs, remplissant les conditions d'inscription.

  La réforme engagée dans l'ensemble du système socio-éducatif, dont la formation professionnelle, a pour objectif essentiel de "dispenser des enseignements de qualité aux jeunes apprenants, qui ne doivent se mettre dans la tête que la mondialisation représente le défi de l'excellence. Il se fixe comme priorités d'assurer la formation d'une main d'œuvre qualifiée à travers la formation résidentielle et la formation par apprentissage, ainsi que sa «maintenance» grâce à la formation continue (formation reconversion, perfectionnement et recyclage). Les objectifs principaux s'articulent autour du rétablissement de la formation professionnelle dans sa vocation originelle grâce à la réhabilitation des métiers de l'artisanat traditionnel et le développement des métiers manuels, notamment dans l'agriculture et le BTP.

  Le secteur a également développé des formations nouvelles relevant des NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication), à travers la mise en place en 2006 du projet Intranet reliant les établissements d'ETPF et l'administration centrale. L'objectif est de déconcentrer le secteur par un réseau d'information et de communication spécifique offrant des services de messagerie, de recherche documentaire et de cyber-enseignement (e-learning).

  L'appareil d'ETPF public comprend 555 centres de formation professionnelle et d'apprentissage (CFPA) et 223 annexes de CFPA répartis sur tout le territoire, ainsi que 74 instituts nationaux spécialisés de formation professionnelle (INSFP) et 20 annexes d'INSFP assurant les formations de techniciens et de techniciens supérieurs ; à cet appareil s'ajoute un réseau d'ingénierie pédagogique constitué de l'Institut national de la formation professionnelle (INFP), dont le siège est à Alger, et de 6 instituts de formation professionnelle (IFP) ayant pour missions la formation et le perfectionnement des cadres administratifs, techniques et pédagogiques en charge du secteur, ainsi que l'élaboration des curricula, méthodes et supports de l'ETPF. À cela s'ajoutent 5 organismes nationaux de soutien : le Fonds national de développement de l'apprentissage et de la formation continue (FNAC), le Centre national d'enseignement professionnel à distance (CNEPD), l'Institut national de développement et de promotion de la formation continue (Indefoc), le Centre d'études et de recherches sur les professions et les qualifications (Cerpeq) et l'Établissement national des équipements techniques et pédagogiques de la formation professionnelle (ENEFP). Le secteur privé compte pour sa part 528 établissements de formation professionnelle.

  Outre les agréments qu'il délivre aux établissements privés sur la base d'un cahier des charges, le ministère de tutelle leur apporte son appui. Il veille notamment à l'aspect qualitatif des enseignements, à leur orientation vers les métiers porteurs d'emploi, à l'amélioration du contrôle et de l'évaluation de leurs activités. Il veille aussi au renforcement de la concertation avec ces établissements afin d'améliorer les capacités pédagogiques, diversifier l'offre de formation et préserver les droits des apprenants.

  Il est vrai que ce secteur offre aux jeunes qui n'ont pas eu l'opportunité de poursuivre leurs études ou n'ayant pu les achever, une deuxième chance et une alternative de formation, constituant, en réalité, la clé de tout progrès tant pour les peuples que pour les nations, un rempart contre le chômage des jeunes et un moyen préventif de la délinquance, du fanatisme et de l'extrémisme qui dégénère en violence contre la société.

Source: Le Courrier d’Algérie - Le: 02/09/2008

 

 
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