SIRRHA
Une réalité du marché du travail Version imprimable Suggérer par mail
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  L'Algérie compte officiellement 1,5 millions de chômeurs soit 12,3% de la population active selon l'office algérien des statistiques (ONS). En 2004 le président Bouteflika avait assigné l'objectif de créer 2 millions d’emplois pour faire passer le taux de chômage de 23,6% à 10,5% dès 2009. Avec un effet en trompe-l’œil quand l'intérim constitue la moitié des emplois créés.

  Pour atteindre cet objectif de baisse du chômage, le gouvernement entend créer en moyenne 400 000 emplois chaque année. Trois voies sont empruntées par l’action publique. Pour 25%, par le recrutement de fonctionnaires, un quart par le soutien aux PME et enfin par la création de 200 000 emplois grâce aux différents dispositifs d'aide à l'emploi.Dans la fonction publique, loin des injonctions du FMI, Le nombre de fonctionnaires continue de progresser. La douane, la santé et l'éducation, pour ne citer que ces deux secteurs, recrutent à tour de bras ainsi que les grandes entreprises publiques, avec comme premier employeur Sonelgaz.

  Dans le secteur des PME, à en croire les chiffres officiels, l'objectif est atteint. L'agence Ansej et le dispositif du Microcrédit ont boosté la création d'emplois dans ce secteur. Résultat : près de 95 000 emplois créés en 2006. Selon les statistiques officielles, les 376.000 PME algériennes privées et publiques emploient actuellement un total de 1,2 millions de personnes. Le secteur des services reste la branche la plus prisée des chefs d’entreprise avec 123.782 entités, suivi par le bâtiment et les travaux publics (90.702 entreprises), et l'industrie (51.343 entités). Aussi le gouvernement est-il en passe de faire construire 150 000 locaux à travers le pays pour les chômeurs qui souhaitent développer une activité dans le domaine des services.

  Autre levier d’action : les aides à l’emploi. Le dispositif dit « d’intérêt général » (IAIG), les travaux d’utilité publique à haute utilité de la main-d’œuvre (TUP-HIMO) et l’emploi salarié d’initiation locale (ESIL), tous subventionnés par l’Etat. Enfin dernière mesure, le contrat pré-emploi (CPE) dont bénéficient chaque année 50.000 étudiants. Le recrutement de ces jeunes diplômés demandeurs d'emploi est alors pris en charge par l’État moyennant une rémunération comprise entre 6.000 DA et 8.000 DA.

Dans ce marché de l’emploi, le phénomène le plus spectaculaire est lié à un développement sans précédent de l'intérim, synonyme d’emploi précaire, sans qu’il soit possible de le chiffrer avec précision. L’exemple emblématique demeure ces 100 000 emplois intérimaires induits par le lancement du méga chantier de l'autoroute Est-Ouest.

  De son côté l'Agence de l'emploi (ANEM) annonce enregistrer 300.000 nouvelles inscriptions chaque année et reverse en retour 10 000 demandeurs d'emploi dans le marché du travail. Mais face au discours officiel, la critique ne faiblit toujours pas sur la réalité de ces chiffres du chômage.

 

 
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