| La Nouvelle Republique - le 15-05-2006 |
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Il s’agit, pour notre interlocuteur, interrogé en marge de la conférence de présentation du 2e Salon international du recrutement en Algérie (SIRA), d’élaborer des textes à même de permettre un contrôle rigoureux des futures agences d’embauche. Ce qui explique en partie les retards dans l’entrée en exécution de la loi. Initialement, le directeur général de l’emploi avait annoncé le mois de janvier dernier l’entame de la réception des demandes d’agrément des entreprises désireuses de se lancer dans l’activité de placement. Il est attendu que les textes d’application soient accompagnés d’un cahier des charges sur la base duquel seront autorisées les futures agences de placement. Ce document, ajoute M. Annane, est en phase de finalisation au niveau du département de la solidarité. Publié dans le Journal Officiel du 26 décembre 2004, cette loi a été adoptée pour mettre un terme aux dysfonctionnements de recrutement ayant conduit aux émeutes à Ouargla concernant les procédures d’embauches dans les champs pétroliers. Cette loi ne s’applique, cependant, pas aux recrutements du secteur des institutions et d’administrations publiques qui demeure régi par les dispositions qui lui sont propres ainsi qu’aux dirigeants d’entreprise. Les contrevenants à cette disposition s’acquitteront d’une amende comprise entre 10 000 et 30 000 DA par poste d’emploi vacant non notifié. Et en cas de récidive, l’amende est portée au double. Cette notification permettra, selon le directeur général de l’Emploi, de suivre régulièrement l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi. Il permettra, en effet, de coordonner un système d’information à l’instar de ce qui ce fait à travers le monde. «C’est ce qui permet, citera M. Annane, par exemple, de suivre les chiffres des demandeurs mensuellement.» «70% des demandeurs n’ont jamais travaillé» D’après le représentant du ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale, «70% des demandeurs d’emploi en Algérie n’ont jamais travaillé». Des statistiques qui font dire au directeur général de l’emploi que le chômage en Algérie est d’abord celui d’insertion. «C’est partant de cette donne que le contrat pré-emploi (CPE) a été créé», a ajouté M. Annane. Source: La Nouvelle Republique - le 15-05-2006
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